Jean Claude Duvalier : Un InCulpé à L'eCole De Droit Des Gonaïves

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Vol. 5, No. 24 • Du 28 décembre 2011 au 3 janvier 2012 Haiti 20 gdes/ USA $1.50/ France 2 euros/ Canada $2.00
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HAÏTI LIBERTÉJUSTICE • VÉRITÉ • INDÉPENDANCE
Liberté
ou la
Mort !
page 7
Qui vivra
verra…
Page 5
Vénézuéla :
pourquoi la popularité du président Chavez
continue de
monter ?
Page 17
« La décision
d’attaquer la
Syrie a été
prise à Camp
David le 15
septembre
2001 »
Page 12
Voir page 4
Voir page 4
Jean Claude duvalier :
un inCulpé à l’eCole de
droit des Gonaïves
Le retrait du trésor public de l’exorbitante somme de 400 millions de gourdes,
l’équivalent de 9 millions 914 mille 642 dollars, a permis à la famille présidentielle,
partie en campagne pour « Je ne sais quoi », de galvauder encore une fois,
les fonds de la République.
GarGotte présidentielle au
nom de la démoCratie!
Le Conseil Exécutif de l’Université d’Etat d’Haïti condamne énergiquement la présence
de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier comme invité d’honneur à une cérémonie de
graduation d’une promotion de finissants de l’Ecole de Droit des Sciences Economiques
et des Gestion des Gonaïves, le 16 décembre dernier.
Des vœux… parmi bien d’autres !
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Vol. 5, No. 24 • Du 28 décembre 2011 au 3 janvier 2012Haiti Liberté/Haitian Times2
Editorial LIBERTéHAITI
Par Berthony Dupont
Il est de tradition à la fin de chaque année, de se con-sacrer à un bilan de l’année qui s’achève et de faire des
souhaits pour celle qui va commencer. Mais malheureusement, cette année encore, ce bilan ne peut être que négatif,
puisque rien de concret et de positif n’a été réalisé au pays.
Bien au contraire la vie chère, la misère et l’insécurité ont
redoublé de façon quasi galopante dans un pays qui se
meurt. Cette fin d’année comme jadis, les cœurs sont au
comble du désespoir, de l’angoisse et des déchirements.
Le pays vit dans la confusion la plus absurde et la plus
totale sous l’occupation de la Communauté Internationale
qui ne cesse de le déstabiliser pour confirmer et affirmer sa
présence sur le sol Dessalinien. Notre pays n’a jamais été
aussi délabré. Des forces spéciales sont dressées de façon
à barrer les valeurs qui fondent et garantissent la cohésion de notre société. Ces forces sont présentes dans le
pays, concourant à galvaniser des thèmes et des idées qui,
foncièrement, s’opposent à nos mœurs, afin de banaliser
nos valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. En vérité,
quel est le sens de cette banderole de la Minustah déployée
aux Gonaïves, le berceau de notre indépendance, annonçant effrontément : « Il n’y a plus de Vertières, il n’y a que
des soldats de la paix » ?
L’absence de grands desseins pour notre société semble
conduire à un bricolage politique circonstanciel, dépassant
allègrement la démagogie, flirtant avec l’absurdité, comme
par exemple cette distribution de véhicules et de motos par
la présidence pour la Noël. Et voici les souhaits de Mariano
Fernández Amunátegui, chef civil de l’occupation du pays,
à l’endroit du peuple haïtien: « Meilleurs vœux pour une
nouvelle année qui portera en elle la Paix du cœur, de
l’âme et de l’esprit », en prenant soin d’ajouter : « l’année
2011 a été caractérisée par l’installation d’un nouveau
leadership politique, engagé à répondre aux aspirations
des Haïtiens, qui attendent avec impatience la reconstruction physique, économique et institutionnelle de leur pays
». Des vœux pieux pour nous tourner en dérision. Et pour
couronner le tout, l’ambassadeur des Etats-Unis Kenneth
H. Merten a pour autant fait savoir au Nouvelliste  : « Je
crois que le bilan du président Martelly est jusqu’ici positif
». Que dire d’autre quand ce sont ces mêmes décideurs qui
planifient, à notre nez, le futur de la nation. Et tout ce
qu’ils veulent s’approprier du pays, ils le trouvent facilement, l’accaparant sans aucune résistance. En fait, c’est
dans cette perspective qu’il faut comprendre les raisons
pour lesquelles Washington a placé au timon des affaires
de l’Etat haïtien ce personnage loufoque, ce bouffon tiré
d’une ambiance de carnaval konpa.
Faut-il rappeler qu’une fois de plus, toutes ces pratiques sinistres relèvent d’une politique qui depuis 1806
a trahi toutes les aspirations légitimes du peuple, un peuple qui a toujours vibré à l’unisson pour tous les combats
révolutionnaires d’où qu’ils peuvent être menés?
En somme, cette année qui s’en va ressemble beaucoup aux autres déjà passées, sauf que l’exploitation et
l’oppression des masses par les forces occupantes des Nations unies, travaillant de concert avec la clique de fainéants au pouvoir, ont atteint aujourd’hui leur paroxysme et
se renouvellent sans désemparer. Les contradictions entre
ce gouvernement fantoche, porte-parole de l’impérialisme,
et les aspirations et revendications populaires ne peuvent
qu’exaspérer.
A l’orée de la nouvelle année, nous, du journal Haiti
Liberté, resterons reconnaissants envers tous ceux-là qui
militent pour la libération de notre pays, au bénéfice de
ce peuple pour une vie meilleure. Nous soutiendrons tous
ceux qui se battent avec courage et détermination pour
avoir de quoi manger, du travail, la liberté, l’éducation, la
santé, la justice et un minimum de bonheur.
Au seuil de cette nouvelle année, vu que le Premier
Janvier est non seulement jour de notre indépendance,
mais aussi l’anniversaire du triomphe de la Révolution Cubaine, nous nous inclinons avec un profond respect devant
les corps des 38 haïtiens noyés en haute mer et récupérés
par les garde-côtes cubains, alors que nos infortunés compatriotes étaient à la recherche d’une terre plus clémente.
Que l’année 2012 nous ramène ce respect et cette
dignité que les forces obscurantistes s’acharnent à nous
ravir !
Que 2012 soit une heureuse année, une année
d’organisation pour tous ceux qui luttent afin que changent les rapports de force de façon à ce que de réels
changements s’établissent dans le pays et qui tiennent enfin compte de l’existence et de l’avenir des marginalisés et
des laissés pour compte ! On a bien vu ces changements
au Nicaragua, en Bolivie, en Equateur, au Venezuela, à
Cuba. Il n’est pas interdit de penser que notre tour viendra
aussi de prendre bien en main les rênes de notre destin de
peuple libre.
Que 2012 soit une grande année, une nouvelle saison
pour regarder l’avenir en face et saluer encore une fois le
courage d’un peuple qui aura repris son destin en main de
sorte qu’Haiti ne soit plus ce navire à la dérive, sans boussole, sans capitaine, sans espoir d’atteindre une destination connue et sûre.
Le mardi 13 décembre 2011, deux professeurs de l’école Armée du
Salut, située à Delmas 2, à Port-auPrince ont été attaqués par des bandits
armés, à l’angle de la route de Delmas et Delmas 2, à côté de la Banque
Nationale de Crédit (BNC). Il s’agit de
: Pierre Julien et Samuel Loreston. Il
était environ 3 heures de l’après-midi,
alors qu’ils étaient sur la route, regagnant leur domicile, après des heures
de travail. Ils ont été attaqués par des
bandits qui tentaient d’emporter leur
sac. A ce moment, Pierre Julien a reçu
une balle, il n’en est pas mort, Dieu
merci. Son collègue, Samuel Loreston
a tenté de lui porter secours, les bandits sont retournés sur les lieux et ils
lui ont logé plusieurs balles dans le
corps. Transporté d’urgence à l’hôpital, il a rendu l’âme.
Non seulement Samuel Loreston était un professeur, il était également membre d’une organisation
populaire dénommée « Fédération des
Organisations conséquentes pour une
Alternative Nationale, (FOKAN) ». En
ce moment douloureux, les responsables de cette organisation, dans une
note de presse, condamnent la disparition tragique de Samuel Loreston
sous les balles assassines des bandits. Ils demandent aux autorités établies d’assumer leurs responsabilités
pour parvenir à rétablir l’ordre dans
le pays.
Vol. 5, No. 24 • Du 28 décembre 2011 au 3 janvier 2012 3Haiti Liberté/Haitian Times
A travers Haiti
Les tentes d’Haïti, L’enfer
des damnés désespérés
Naufrage et refoulement de voyageurs
clandestins haïtiens, 38 morts,
87 rescapés, 112 rapatriés
Libération par la police
d’un otage de 10 ans
Attaque sur 2 professeurs
à Delmas 2
Par Jackson Rateau
Deux ans après la terrible catastro-phe qui a terrassé environ 300 mille
compatriotes haïtiens, laissé sur le pavé
plus qu’un million d’autres, croupit,
comme des damnés dans l’enfer des
tentes à Port-Au-Prince et dans ses périphéries, une quantité innommable de
sinistrés. Ils lancent au gouvernement
Martelly/Conille des cris désespérés.
Sous des tentes de fortune, rompues, branlantes, ne pouvant les abriter
contre les intempéries ni l’ardeur torride
du soleil de l’île, ils espéraient au moins
être évacués de cette situation de saleté
et de crasse pour vivre comme des êtres
humains. Ainsi, croupis sous ces précaires structures, ils se sont mis ainsi à
plaindre leur sort :
« Avec de fortes sommes extraites
de la caisse de l’Etat haïtien, le président
d’Haïti et sa femme, ces mégalomanes,
ils distribuent de l’argent et des tas
d’objets, tels véhicules, motocyclettes
etc. Nous autres, sous les tentes, nous
vivons une mort lente. On aurait pu
se servir de cet argent pour trouver un
terrain où nous construire même des
maisonnettes », s’est plainte une femme
désespérée.
« Nous vivons très mal ici. C’est
pareil à des animaux. Un humain ne
doit pas vivre dans ces conditions. Nous
avons faim, nos enfants sont malades.
Ils ont souffert de la malnutrition. Nous
sommes à bout de moyens pour leur
pouvoir de la nourriture et des soins
médicaux. Cette grosse somme d’argent
(400 millions de gourdes) décaissée des
fonds de la République, aurait mieux
servi à être utilisé dans des programmes
de logements. Ce qui pourrait nous éviter
cette situation de stagnation. C’est du
gaspillage pur et simple», est intervenu
avec dépit, un sinistré, vivant sous une
tente avec ses 3 enfants.
«  Dans quelques semaines,
nous aurons deux ans accomplis, à
vivoter dans cette situation de saleté
immonde. Nous sommes ici, comme
dans une étable. Nous avons passé deux
longues années à plaindre nos misères
aux oreilles sourdes des autorités
irresponsables haïtiennes. Après le 12
janvier 2010, nous n’avions pas pensé
que nous allions passer même 6 mois
dans cette situation exécrable, sous ces
sales tentes. Voilà que nous allons avoir
2 ans. Alors que l’argent du pays se
gaspille dans les fantaisies, telles, frais
de voyages somptueux à l’étranger du
président, de sa famille et de ses amis.
Que pouvons-nous espérer  ? Comme
beaucoup d’autres sinistrés, nous allons
mourir ici, dans ces souillures  », s’est
indignée une jeune femme de 24 ans.
Par ailleurs, selon son enquête,
Solidarité, Femmes Haïtiennes (SOFHA),
a présenté la semaine dernière, 4063
cas de femmes haïtiennes sauvagement
agressées, répartis en 4 groupes : sexuel,
physique, économique et psychologique,
tous affichés dans un sombre tableau.
Les cas de violence sexuelle ont été perpétrés sur des femmes, filles, fillettes et
même des bébés. Ces violences sexuelles
ont été répertoriées dans les camps de
déplacés dans la périphérie métropolitaine (l’Ouest) et 3 autres départements
englobant 8 communes, 15 sections
communales et 4 bourgs.
Les femmes et filles violées au
nombre de 2370, sont âgées entre 3 et
76 ans.
Dans l’enfer des tentes à Port-Au-Prince et dans ses périphéries, une
quantité innommable de sinistrés lance au gouvernement martelly/
Conille des cris désespérés
Selon ce qu’a annoncé la télévi-sion de l’Etat cubain, relayé par
l’Agence France Presse (AFP), le samedi 24 décembre dernier, à Punta
Maisi, extrémité Est de l’île, 950 Km
de la Havane, un frêle vaisseau, transportant 125 clandestins haïtiens, a fait
naufrage au large des côtes cubaines,
faisant 38 morts. Le bateau, à moitié
immergé, qui naviguait à destination de
la Floride, a été repéré par un navire de
garde-côtes cubains, qui a repêché 38
cadavres dont 21 hommes, 17 femmes.
La défense civile de l’Etat cubain,
n’ayant fourni aucun détail sur le type
d’embarcation, a informé avoir pris en
charge 87 rescapés dont 76 hommes, 7
femmes et 4 enfants.
Selon les autorités cubaines
concernées, la Croix Rouge et Les
Garde-côtes Cubains avaient poursuivi leurs recherches tout le week-end
écoulé, de manière à pouvoir repêcher
d’autres survivants de la catastrophe.
L’ambassadeur d’Haïti à Cuba,
Jean Généüs qui s’empressait de dépêcher une délégation haïtienne à Punta
Maisi, proche de Guantanamo, a informé que, faute de moyens logistiques
(morgues) pouvant conserver les corps
dans la petite localité, les cadavres ne
peuvent pas être rapatriés dans leur
pays d’origine, Haïti.
Par ailleurs, le vendredi 23 décembre dernier, 112 voyageurs clandestins haïtiens dont 87 hommes, 19
femmes et 6 enfants interceptés au
large de la Grande Inague, Bahamas,
ont été refoulés au Cap-Haïtien par le
vaisseau de la garde côtière américaine
« Resolute ».
Rappelons qu’au mois de Juillet 2009, 70 boat peoples haïtiens
s’étaient noyés, lors du naufrage d’un
navire de fortune au large du petit archipel britannique « Les Iles turques et
Caicos », proches de la 2e ville d’Haïti,
Cap-Haïtien.
Dans l’après-midi du samedi 24 décembre dernier, un garçonnet
de 10 ans, Karl Frédéric Michel, a été
enlevé par des voyous armés dans sa
résidence dans le quartier de Morne
Calvaire, Pétion-Ville.
L’enfant a été séquestré dans le
« Camp Tchétchénie » situé dans le même
quartier de Morne Calvaire, Pétion-Ville. Il
a été libéré tôt le lundi 26 décembre par
les forces policières qui ont bouclé tout le
quartier.
Dans le cadre de cette opération, la
police a procédé à plusieurs arrestations
dont un évadé de prison.
Selon le secrétaire d’état de la sécurité publique du gouvernement Martelly/
Conille, Réginald Delva, d’autres individus dont des condamnés en cavale, sont
impliqués dans l’acte de kidnapping du
garçon.
«  La bonne nouvelle, c’est que
le gamin de 10 ans, Frédéric, kidnappé
le week-end écoulé chez lui à Morne
Calvaire, a trouvé sa libération. Il a
retrouvé sa famille tôt ce matin. Et, l’on
peut comprendre la douleur de cette famille
qui a passé la noël sans leur enfant. Il faut
admettre que cette opération a été possible
grâce aux efforts de la population et des
agents policiers qui ont prouvé une fois de
plus leur volonté indestructible de lutter
contre ce phénomène qui a causé tant de
torts à la population haïtienne.
Une fois informés, nous avons
déclenché cette opération le soir même de
la séquestration du garçonnet. Et, comme
c’est un enfant, nous lui avons accordé
la priorité par rapport aux autres cas très
douloureux en cours. Heureusement nous
avons pu trouver un excellent résultat.
Dans cette même occasion, la population
nous a aidés à identifier 2 autres cas. La
police va continuer à traquer les suspects
qui sont clairement identifiés. D’ailleurs,
ils sont tous des évadés de prison. Il y a
parmi eux des condamnés pour cause de
kidnapping. La police va poursuivre tous
ceux qui, de près ou de loin, sont impliqués dans l’enlèvement du petit Frédéric ».
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Vol. 5, No. 24 • Du 28 décembre 2011 au 3 janvier 2012Haiti Liberté/Haitian Times4
Jean Claude Duvalier :
Un inculpé à l’Ecole
de Droit des Gonaïves
Par Isabelle L. Papillon
Des secteurs de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), des organisations
des droits humains tant à l’intérieur
qu’à l’extérieur du pays protestent et
condamnent le comportement scandaleux et irresponsable du décanat et
des étudiants finissants de l’Ecole de
droit des Gonaïves, d’avoir choisi un
inculpé pour détournement des fonds
publics et auteur de crimes contre
l’humanité, l’ex-dictateur, Jean Claude
Duvalier, pour parrainer la dernière promotion sortante de cette école. Le gouvernement Martelly/Conille est accusé
de l’impunité dont jouit l’ex-dictateur,
Jean Claude Duvalier.
Dans une note de protestation, le
Conseil Exécutif de l’Université d’Etat
d’Haïti (CEUEH) condamne énergiquement la présence de l’ancien dictateur
Jean Claude comme invité d’honneur
à une cérémonie de graduation d’une
promotion de finissants de l’Ecole de
Droit des Sciences Economiques et des
Gestion (EDSEG) des Gonaïves, le 16
décembre dernier. Le recteur Jean Henry
Vernet, signataire de cette note, a pointé du doigt les responsables de la direction de cette Ecole composée de : Joseph
Mécène Jean Louis, Daniel Dupiton et
Dieufort Dieuseul Placide. Selon lui, la
direction de cette unité d’enseignement
universitaire relevant de l’UEH est convoquée par devant le Conseil exécutif.
« Il est tout à fait inconcevable qu’une
Ecole de Droit ait cautionné la participation de ce personnage à une telle cérémonie. Cet acte, posé par les étudiants
finissants et la direction de l’EDSEG
est une grave offense à la philosophie,
aux valeurs et idéaux gestionnaires de
cette école qui relève de l’université
d’Etat d’Haïti, gardienne et protectrice
des libertés publiques. Vous avez choisi
d’ignorer que de lourdes charges sont
imputées à Monsieur Duvalier qui est
inculpé par la justice haïtienne pour ses
responsabilités concernant les nombreux crimes, malversations et détournements de fonds commis durant son
régime » a-t-il fait remarqué.
Le délégué des étudiants de la
Faculté des Sciences humaines, James
Beltis, exprime son indignation contre
le choix porté sur l’auteur de multiples
crimes pour être parrain de promotion.
« Ces étudiants et ce décanat rentreront
dans l’histoire, sous un manteau de
honte et d’ignominie. Pour l’histoire, la
justice et la moralité, nous devons les
dénoncer. » Ainsi réagit James Beltis,
étudiant de la Faculté des Sciences humaines.
Il a poursuivi pour dire que ce
qui s’est passé à l’Ecole de Droit des
Gonaïves fait partie d’un vaste complot de réhabilitation de l’ex-président
autoproclamé à vie, de ses sbires et
tortionnaires. Il dénonce également la
complicité du gouvernement Martelly/
Conille dans ces manœuvres politiciennes. « J’accuse les autorités judiciaires, le président de la République,
Michel Joseph Martelly, le Premier
ministre, Garry Conille, de complicité
avec ce citoyen (inculpé) extrêmement
dangereux, Jean Claude Duvalier, en le
laissant circuler librement et se faufiler
au sein de la jeunesse haïtienne », a fulminé James Beltis.
Le coordonnateur de la Commission Episcopale nationale Justice
et paix (JILAP), le père Jean Hansens,
élève aussi sa voix pour condamner cet
acte posé par les dirigeants et l’Ecole
de Droit des Gonaïves : « Nous sommes étonnés et indignés de l’attitude de
ces futurs avocats qui devaient être des
défenseurs des droits de la personne.
Est-ce une politique macabre basée sur
la carence de mémoire du peuple ou
une stratégie pour faire oublier les années tristes du régime des Duvalier ? »,
s’interroge-t-il.
Le Centre Oeucuménique des
droits humains (CEDH), dans une
déclaration émise au nom de la loi,
de la justice, de la morale et du devoir de protection de la jeunesse, proteste énergiquement contre ce fait. «
Que Jean-Claude Duvalier, prévenu de
crimes contre l’humanité, de détournements de fonds au préjudice de tout un
peuple, assigné à résidence sur ordre
du juge d’instruction, puisse circuler
ainsi librement sur tout le territoire de
la République. Que l’on ait pu, par une
provocation inqualifiable à la mémoire
des milliers de compatriotes, filles et
fils d’Haïti, choisir Jean-Claude Duvalier comme Parrain de la promotion des
futurs hommes et femmes-de-loi, de la
Faculté de Droit des Gonaïves. Le Centre Œcuménique des Droits Humains,
interpelle toutes les composantes, exécutive, législative et judiciaire de l’État
Haïtien pour qu’elles prennent leurs
responsabilités afin que Jean-Claude
Duvalier cesse de narguer les victimes
de ses forfaits et que toutes les dispositions qui s’imposent soient prises pour
qu’il soit jugé conformément aux lois et
aux instruments internationaux, signés
et ratifiés par Haïti. »
Une décision de justice a été prise
par la justice, le 24 mars 2011, assignant l’ex-dictateur, Jean Claude Duvalier en résidence surveillée et de droit ;
cette décision restreint les déplacements
et les visites de celui-ci. Jean Claude
Duvalier qui se veut être au-dessus
de la justice haïtienne, ne respecte pas
cette décision. Il se déplace comme bon
lui semble. Il reçoit chez lui le président
de la République. Son discours à l’Ecole
de droit des Gonaïves a été publié dans
les colonnes d’un quotidien de la capitale, et dans lequel, il disait : « Heureusement pour vous, Haïti s’engage à
retrouver son âme, condition sine qua
non pour sa renaissance. Son histoire
n’aurait pas de sens, si cette quête ne se
faisait au nom d’un humanisme nouveau auquel aspire votre génération. »
Le président Michel Martelly parle souvent de l’Etat de droit et de réconciliation. Père Jean Hansens a réagi
pour dire : « Nous prônons la réconciliation dans la vérité, la responsabilité et
la justice. » D’autres disent que l’Etat de
droit ne peut être établi en Haïti dans
l’impunité. Des centaines parmi des
milliers de victimes de la dictature des
Duvalier ont déjà formellement déposé
des plaintes contre Jean Claude. Elles
attendent avec impatience le procès de
Jean Claude qui avait déjà été inculpé
pour des crimes économiques et financiers. On dit souvent « la justice est
une pour tous ». Et alors, que décide
la justice haïtienne, face à des milliers
de victimes qui exigent toujours que la
justice leur soit rendue.
Le dictateur l’ex-président Jean-Claude Duvalier
Gargotte présidentielle au nom
de la démocratie
Par Jackson Rateau
Les 2 dernières semaines du mois de décembre, traditionnellement
consacrées semaines de festivités
de fin d’année, méritent cette année
d’être appelées « semaines de gargotte présidentielle » en Haïti. Le retrait du trésor public de l’exorbitante
somme de 400 millions de gourdes,
l’équivalent de 9 millions 914 mille
642 dollars, a permis à la famille présidentielle, partie en campagne pour
« Je ne sais quoi », de galvauder encore une fois, les fonds de la République.
C’est le geste qui compte, diton. Mais, quand cela se fait à dessein de mimer les pratiques horribles
de Duvalier, ça devient quand même
une honte. De toute façon, ce n’est
nullement pas cet opprobre que
mérite notre digne et courageux peuple, se faire férocement matraquer
Suite à la page (19)
michel martelly, le Sénateur Edo Zenny et le gagnant de la voiture dans
le Nord Sandro André
Quand Mariano Fernandez tente
de justifier la présence de la
Minustah en Haïti
Par Thomas Péralte
A un moment où les forces d’occupation de l’Organisation
des Nations Unies (ONU), la Mission
des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti, (MINUSTAH) en Haïti
depuis premier juin 2004, sont décriées
par toutes les couches de la population haïtiennes, le représentant du secrétaire général de l’ONU, le chilien,
Mariano Fernandez Amunãtegui a
tenté d’expliquer, dans une lettre le travail que réalisent ces forces dans deux
champs d’intervention des troupes ; il
a parlé d’entraînement, d’éducation, de
formation technique d’une part et du
travail dans la rue d’autre part.
« Dans le cadre de l’appui de la
mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti à l’établissement de
l’Etat de droit, la professionnalisation
de la Police Nationale d’Haïti (PNH)
figure en bonne position. Cela se traduit principalement, avec l’aide de la
Police des Nations Unies (UNPOL) par
le renforcement des capacités de la
PNH, via des formations, théoriques et
pratiques, le renforcement des capacités
techniques et humaines, mais aussi la
restauration de l’image de la PNH auprès de la population », a écrit Mariano
Amunãtegui.
A remarquer que Mariano Fernandez n’a pas fait état des différents
cas de crimes et des violations des
droits humains commis par les forces
de l’ONU durant 7 longues années
sur une population la plus appauvrie
de l’Amérique, ni évoquer les casques
bleus des Nations Unies qui ont introduit une épidémie mortelle de Choléra
en Haïti ayant déjà fait plus de 7 mille
morts et plus de 700 mille personnes
infectées et qui continue toujours à faire
des victimes à travers tout le pays. La
Minustah ne fait rien pour apporter des
secours à la population victime des méfaits des casques bleus de l’ONU. Des
milliers de victimes du Choléra-Minustah ont déjà déposé formellement des
plaintes en réparation civile contre la
Minustah depuis 3 novembre dernier,
par devant les instances de l’ONU.
Jusqu’à présent, aucune réponse n’a été
donnée concrètement et le dossier est
toujours à l’étude, nous dit-on.
Des cas de violation des droits
de l’homme, sous forme de pendaison,
de viols, de tortures, de mauvais traitements d’agression sexuelle et autres
restent toujours impunis, les victimes
continuant d’exiger justice et réparation. Le dernier cas de violation des
droits de l’homme et de tortures par
des soldats de l’ONU sur trois jeunes
garçons qui cherchaient à gagner paisiblement leur vie a été relevé le 13
décembre dernier. Joseph Gilbert, Abel
Joseph et Amos Bazile ont été victimes
de la barbarie des soldats de l’ONU,
dans le quartier populaire de Lassaline.
Dans un rapport du réseau National de Défense des Droits Humains
(RNDDH), on lisait : « Offusqués de
cette intervention et dans le but de
prévenir des intrusions similaires, les
agents de la MINUSTAH ont forcé les
victimes à remonter dans leur véhicule et les ont emmenés sur la route
9, dans une bananeraie, non loin de
Puits Brant. Selon certains membres de
la population rencontrés sur les lieux,
le véhicule de la Minustah impliqué
dans cet incident, est immatriculé UN
24775, et selon d’autres, il est immatriculé UN 24757. Arrivés sur la route
9, les agents onusiens ont dévêtu les
victimes et les ont encore maltraités
violemment. Cette fois, additionnés
de coups de pieds, un des agents de
la Minustah, muni d’une machette, a
battu les victimes. Ils ont utilisé leurs
vêtements pour faire un feu avant de
décider de les abandonner tout simplement »
Dans tout cela, Mariano Fernandez ne dit rien ni sur les multiples cas
de crimes et de violations des droits de
l’homme commis par les casques bleus
de l’ONU en Haïti. Depuis 2004 l’ONU
prétendait venir mettre de l’ordre dans
le pays, alors qu’il n’y avait pas une
situation de guerre ni à l’intérieur ni au
niveau de la frontière. Les militaires de
l’ONU se sont régulièrement enfoncés
dans des violations systématiques des
droits de l’homme. Des voix s’élèvent
partout dans le pays pour dénoncer ces
violations et exiger le départ des militaires des Nations Unies.
Face aux pressions de la population, l’ONU a annoncé la réduction de
ses troupes de 15% et cette décision
devrait être effective à partir de l’année
2012. L’effectif des soldats de l’ONU
devrait se ramener à plus de dix mille
militaires et policiers.
Le ministre de la Défense
chilienne, Andres Allamand a annoncé
qu’à partir de 2012, le gouvernement
chilien va progressivement retirer son
contingent militaire de la mission des
Nations Unies : « Nous avons proposé
au conseil de défense latino-américain
qu’en 2012, nous commencerions à
retirer nos troupes de manière progressive, proportionnelle et ordonnée », a
indiqué le ministre Allamand. Le Chili
compte 500 militaires et policiers au
sein de la Minustah et il commande
aux côtés du Brésil le haut commandement de la Minustah, sous la direction
du secrétaire général de l’ONU, Ban KiMoon.
Joseph Gilbert, Abel Joseph et Amos Bazile ont été victimes de la barbarie
des soldats de l’oNU, dans le quartier populaire de Lassaline
Vol. 5, No. 24 • Du 28 décembre 2011 au 3 janvier 2012 5Haiti Liberté/Haitian Times
Twa fèy, Twa rasin O!
Qui vivra verra…
Par Fanfan La Tulipe
Feu Wilson Désir qui fut Consul à New York sous le premier gouvernement Lavalas, aimait ponctuer ses
interventions devant le grand public
d’un «Qui vivra verra», particulièrement pendant l’exil d’Aristide à Washington. Formule qui m’est restée dans
la mémoire et qui charrie beaucoup de
souvenirs politiques. Et bien sûr, plus
on vit, plus on voit. La vie m’ayant
été favorable jusqu’ici, «j’avoue que
j’ai vécu» et aussi que j’ai vu bien des
choses. Je reste persuadé que la vie me
prêtant encore quelques années il me
reste beaucoup de choses à voir, et
aussi à entendre. Merci à l’année 2011
de m’avoir gardé en vie, et j’espère bien
donner une accolade fraternelle à 2012
qui l’acceptera de bon cœur. Je le souhaite du moins. Qui vivra verra.
J’ai vu un peuple se battre, résister, couler bas, se relever, recouler bas
pour se mettre debout à nouveau, fier
dans ses sandales de lutte incessante
pour forger un avenir meilleur, pour
forcer la main à la liberté, à la démocratie, pour dire non à la tyrannie avec
beaucoup d’endurance, beaucoup de
détermination, beaucoup de courage
face au malheur, face à mille épreuves
à surmonter au jour le jour, face à l’adversité sous toutes ses formes, face à
une impitoyable répression, face à un
espoir qui semblait chaque jour s’amenuiser, jusqu’au jour du miracle du 7
février 1986. Oui, vint la satisfaction
que l’on n’avait pas lutté en vain. Oui,
j’ai vu la grande victoire du peuple.
J’ai jubilé tout en me demandant si on
n’allait pas nous voler ce triomphe de
la volonté et du courage de tout une
nation. Et c’est la voix des expériences
passées qui m’a discrètement conseillé
: «qui vivra verra».
Il m’a fallu vivre quatre ans et dix
mois pour être le témoin d’un autre miracle : le triomphe du scrutin populaire,
le triomphe du vote des sans voix qui
la première fois, cent quatre-vingt-six
ans après une indépendance acquise
de haute lutte, déchiraient le voile du
mépris et de l’injustice qui les avaient
si longtemps cachés, marginalisés et
méprisés. Avec gloire et fierté, le peuple
haïtien, le petit peuple surtout, s’imposait après s’être projeté sur l’avantscène politique le 7 février 1986. Il
savait les embûches, les combines, les
magouilles, les coups bas, les interférences probables du grand voisin du
Nord pris de court par le raz-de-marée
populaire. En effet, le représentant attitré du «caïman étoilé», la bourrique mal
chargée avait sa façon à lui de dire «qui
vivra verra». Il avait déjà assez maîtrisé notre langue pour filer sa langue
de vipère et nous siffler: «apre dans,
tanbou lou».
Vous avez dit coup d’Etat, monsieur l’ambassadeur  ? Nous, peuple
haïtien, nous diplomates du béton,
nous affirmons que ce coup ne passera
pas. Nous lutterons, nous manifesterons, nous chanterons, nous bétonnerons jusqu’à ce que mûrisse le maïs de
nos revendications. En Haïti, sous le
boisseau, dans le maquis, occasionnellement au su de la soldatesque,
nous défierons les forces infernales
d’un obscurantisme liberticide. A New
York, à Boston, à Miami, à Montréal,
à Paris, nous défilerons, nous ferons
le siège de la Maison Blanche noire de
dessins sinistres, nous interpellerons la
conscience internationale, nous laisserons les traces de nos semelles revendicatrices sur le macadam d’une contestation sanpransouf. Il faut respecter la
démocratie, respecter le droit des citoyens à voter selon leurs convictions.
No pasarán  ! Les salauds de la haine
et de la violence ne passeront pas. Qui
vivra verra.
Mais oui, j’ai encore vu. Une première et aussi un malheur : vingt mille
marines pour faire entrer un œuf dans
le ventre d’une poule encalogée pendant trois ans pour les besoins de la
cause et dans l’espoir que peut-être les
Haïtiens finiraient par se lasser d’user
leurs cordes vocales et leurs semelles.
Nous disons volontiers lò poul a gen
dan. Justement, la Maison Blanche
avait pris toutes les précautions pour
que le gallinacé n’eût jamais de dents
et ne pût même pas voler de branche
en branche. Le petit peuple n’y vit que
le feu d’un retour ardemment souhaité.
Titid tounen, c’était là son grand rêve.
C’est vrai que souvent il rêvait même je
klè. En foule, devant le palais national
il alla saluer et applaudir le retour. Il prit
son parti de la realpolitik et misa sur
l’avenir tout en en pensant : qui vivra
verra.
Puis vinrent les années moroses
et mornes du marasa qui laissa faire.
Les grands mangeurs en firent à leur
tête, à leur panse et à leurs comptes
en banque. Cinq années de marasatude passèrent sans que rien de concret
pour alléger la misère des masses ne
se passât. Cahin-caha, Ti René laissa
chaque bourrique braire dans son pâturage. Entre-temps, il prit à cœur la
directive de la Banque mondiale enjoignant le gouvernement, dans un document confidentiel, que les entreprises
publiques d’Haïti soient « rapidement
et complètement privatisées sous une
forme ou une autre.» Ti René qui ne
dormait pas, effectua une tournée dans
le pays pour expliquer aux paysans
que le moulin des caisses de l’Etat
tournait à vide. Il fallait, disait-il, que
l’Etat vende les entreprises publiques
pour que s’améliore la vie des paysans.
« Une boutique qui ne rapporte pas,
il faut la vendre », philosopha-t-il. Le
pays en dehors tuipa Ti René tout en lui
disant : «qui vivra verra».
Le pays vécut et vit Titid reprendre
au marasa la «maillette» qu’il lui avait
passée en 1996, une lamayòt qui avait
permis à Ti René d’attirer beaucoup de
curieux, grands mangeurs. Le «caïman
étoilé», ses petits crocodiles, crocodilons et alligators virent de mauvais œil
le leader des masses lavalassiennes
repédaler. La perspective d’une
potentielle présidence à vie à travers
d’autres marasa coupa le souffle à plus
d’un reptile. Le jour même de l’inauguration de Titid, Me Gérard Gourgues
«s’inaugura» président de la république
du Pont Morin, bave à la bouche, ce qui
fit baver de joie les sauriens qui avaient
boycotté les élections présidentielles
de 2000 – sans doute conseillés par
le maître de leur queue, de leurs visas
et de leurs bourses. Forts de l’appui de
la bête étoilée, ils se mirent à émettre
toute une série de sons lugubres à très
basses fréquences, des infrasons, en
contractant la peau de leur gorge. Au
loin, en écho on pouvait entendre : qui
vivra verra.
Le plus gros des caïmans de la
planète rassembla 184 reptiles et leur
demanda de converger démocratiquement vers ce lieu de tous les fantasmes
des politiciens haïtiens afin d’en déloger celui qui légitimement l’occupait.
Bien sûr, le pouvoir et ses fanatiques
ne virent pas cette convergence de bon
œil. Des deux côtés on passa à l’action.
Du côté des mécontents de l’ordre lavalassien, on se laissa pousser des graines
au cul, d’où l’appellation GNB qui est
passée à l’histoire. Les défenseurs du
pouvoir furent baptisés chimè sur les
fonts baptismaux de la haute hiérarchie
catholique avec Mgr Guire Poulard,
comme principal célébrant, assisté de
l’archevêque macoutard François-Wolff
Ligondé.
L’eau froide ruisselant sur la tête
des chimè les fit piaffer de colère tandis
que les deux prélats forts de la complicité vaticane murmuraient entre deux
Ave Maria : «qui vivra verra», tout en
récitant, à la hâte :« Très douce Vierge
Marie, Fille bien-aimée du Père éternel,
Mère du Fils de Dieu qui nous a rachetés par sa mort sur la Croix et par son
sacrifice rédempteur, Épouse virginale
du Saint-Esprit qui habite l’âme de ces
enfants que Dieu nous a confiés, nous
venons vous les présenter et vous les
consacrer. Alleluia, Jésus, faites que ces
petits agneaux de Dieu ne deviennent
pas d’autres chimè…»
Les graines au cul s’acoquinèrent
avec des nostalgiques de l’ancienne armée démobilisée par le père des chimè.
Des étudiants dévoyés, attirés par la
fraîcheur des Montagnes noires et fascinés par un «nouveau contrat social» qui
allait les rapprocher, eux fils du peuple,
des gros bourgeois de Péguy Ville, une
presse largement égarée, ainsi que des
entelektyèl avides de monter sur les
plateaux de TV5 Monde ou de flairer
les aisselles de Régis Debray, vite rejoignirent le mouvement aux 184 grenn
nan bounda. Au Champ-de-Mars, le
14 novembre 2003, les deux camps
faillirent en découdre au cours d’une
mêlée grenn-nan-boundate. Heureusement, la police s’interposa entre les manifestants qui s’invectivaient à coups
de : «qui vivra verra».
A l’avant-jour du 29 février
2004, le pays entier vit avec quelle
violence peut réagir un caïman agacé,
crispé, énervé et menacé. La légitimité
populaire fit place à la «légitimité» –
hélas ! – de la force. Le grand saurien
de Washington débarqua le président
légitime et parachuta depuis la Floride
un de ses petits alligators aux dan santi
qu’il flanqua d’un preyidan popetwèl. Il
manoeuvra pour neutraliser la branche
militaro-macoute de l’aventure GNBiste, laissa un ministre de la Justice assoiffé de sang lavalassien ratiboiser les
quartiers populaires et permit aux gwo
zouzoun du bord de mer, par son alligator interposé, de bénéficier de trois ans
de franchise douanière. Malgré un rapport accablant de la prestigieuse revue
britannique Lancet sur les crimes perpétrés pendant les deux années «noires»
du duumvirat Alexandre-Latortue ,
les intellectuels, les politichiens kanni,
les défenseurs des doits humains et la
grande presse ne dirent mot. Pour eux
c’était un passage obligé. Brusquement
ils s’étaient ralliés au «qui vivra verra»
de Wilson Désir.
On vécut pour voir le marasa
repédaler en 2006 malgré les manœuvres d’un certain Jacques Bernard
qui au dernier moment s’enfuit comme
un voleur. On vécut pour voir un professeur, grand sorbonnard devant
l’Eternel, dasomann post 29 novembre
1989, rugir, mugir, gémir, blêmir, agonir, invectiver, brailler, beugler, hurler à
la fraude malgré un maigre 12.40% des
voix comparé aux 51.21 % du marasa
frais émoulu de l’hôtel Montana après
un bain lavalaso-piscinant.
Comme il avait nagé pour sortir
de la piscine, il crut bon de demander
au peuple de nager aussi pour sortir de
sa misère. Traînant ses ailes pourianistes, il refusa aux travailleurs dans
les usines d’assemblage le salaire minimum des 200 gourdes. On vit Ti René
à son plus bas quand du haut de son
incompétence, de sa nullité et de son
irresponsabilité, il abandonna les victimes du tremblement de terre du 12
janvier 2010 à leur douloureux sort.
S’en remettant en aveugle à un destin
fatal qui l’entraînait, il s’enveloppa du
manteau du «qui vivra verra» et se mit
à œuvrer dans une douteuse, hasardeuse, tortueuse et sinueuse perspective d’INITÉ.
Poussé par un vent de prévalienne iniquité, Jude Célestin crut son
heure venue. Tétélangua-t-il avec
Gaillot Dorsinvil, le président du CEP ?
On ne sait pas, mais ce que l’on sait
c’est que l’international qui vivait pour
voir émerger son poulain frappa fort
sur la table. Le CEP dut recaler Jude,
le faire passer de deuxième position en
troisième position. Sitôt cette déjudéisation accomplie, manman m se fiant
à son prestige, à son statut de grande
intellectuelle assortie de spécialiste en
droit constitutionnel s’illusionna en se
prétendant devan nou devan nèt.
Cette nette devanture lui allait si
bien que cette dame respectable et respectée se laissa aller, lors d’un meeting
électoral, jusqu’à porter une casquette
devan dèyè, en fait une coquette, gracieuse, petite et passagère vagabonderie de sa part comme pour jeter un peu
de poussière vagabonne dans les pois
de son adversaire électoral, un voyou
de naissance. Un matin, après un «débat» inégal, bancal, bal, cal, carnaval,
nopal, régal, le sacripant bombant son
torse de bête analphabète lança à la
dame-ti-Jezi-nan-po-krab-elèv-mèLalue : «eh bien, manman m, qui vivra
verra».
Tard dans la nuit du dimanche
3 au lundi 4 avril 2011, deux visites
insolites du président du CEP, Gaillot
Dorsinville, au Centre de Tabulation,
firent perdre l’équilibre électoral à la
dame respectable. Alors qu’au premier
tour elle avait récolté 336.878 votes et
le musicien dépravé 234.617 suffrages,
au second tour, l’artiste dévergondé fit
une percée dorsinvilloise avec 716.986
voix, alors que «ma maman» se voyait
attribuer un score de 336.747 votes,
soit 131 de moins qu’au premier tour.
O miracle de l’ambassade cinquanteétoilée ! Se pa Ayisyen sèlman ki konn
fè maji. La bourgeoisie trépigna, piaffa,
Suite à la page (18)
Février 1986 : Aristide et Cédras sous le premier gouvernement Lavalas
Aristide en exil rencontre avec Boutros Boutros-Ghali le secrétaire
général des Nations unies d’alors
Gaillot Dorsinville
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Vol. 5, No. 24 • Du 28 décembre 2011 au 3 janvier 2012Haiti Liberté/Haitian Times6
Kwonik Kreyòl
Klib Madrid la
rekòmande inyon
politisyen ayisyen yo
nan dyalòg
Regwoupman ansyen chèf Leta ak gouvènman manm klib Madrid la ap eseye prekonise yon antant ant diferan politisyen ayisyen
yo nan dyalòg epi yo ensiste tou
sou nesesite yon Konvansyon pou
gouvènabilite.
Nan yon konferans pou
laprès ki te fèt nan kad sizyèm misyon Klib la an Ayiti, ansyen premye minis Franse a, Lionel Jospin
te souliye nan dat jou 21desanm
2011 la nesesite yon dyalòg ant
responsab politik yo pou byen pèp
ayisyen an. “Si aktè yo ini yo nan
yon dyalòg politik yo, pozisyon
yo devan kominote entènasyonal
la ap pi fò», sa ap pèmèt pwopozisyon ak pwojè entènasyonal yo
oryante selon bezwen pèp Ayisyen
an (...) ». Dirijan Klib Madrid yo
fè konnen tou: dyalòg politik se pa
yon evènman konsa konsa, men
se yon "pwosesis kontinyèl".
Martin Torrijos, ansyen prezidan nan Panama nan lane 2004
a 2009 te deklare : pa genyen
okenn peyi ki "pi bon, nan pwosesis konstriksyon demokrasi a (se
sa ki ranfòse toujou) bezwen pou
dyalòg".
Jorge Quiroga limenm ki se
ansyen prezidan Bolivi nan lane
2001 pou rive 2002, rete kwè: dyalòg se premye pa pou yon rekonstriksyon fèt ak "konfyans», se sa
k ap rive mete sou pye yon bon
rekonstriksyon nan peyi a.
Nan lespri manm Klib Madrid
yo, Lyonel Jospin siyale: konvansyon pou gouvènabilite a se yon
faktè enpòtan nan devlopman konsistan yon peyi. “Si Konvansyon
pou gouvènabilite ta mete an plas,
Li tap pi bon pou Leta ayisyen pou
menm reponn ak gwo kesyon pou
avni Ayiti ak gwo pwoblèm chak
jou pèp Ayisyen ap konfwonte »
Reyinyon Klib madrid: nan mitan tab la (agoch) Lyonel Jospin epi
Garry Conille (adwat)
Klib madrid te chita tou ak prezidan martelly
Dosye
Arnel
Belizaire/
Martelly
reparèt
ankò
Pwotestasyon kont
evènman lawont ki
pase nan fakilte
dwa Gonayiv la
Thierry Mayard Paul
ap voye flè!
Le Dimanche 15 Janvier 2012
A partir de 6h du soir
Autour du premier anniversaire du retour du
dictateur Jean-Claude Duvalier en Haiti
Vous êtes tous invités à participer à cette grande
campagne pour le jugement de Jean-Claude Duvalier
6h du soir au local du journal Haiti Liberté
1583 Albany Ave Brooklyn, NY 11210
Information: 718-421-0162
GRANDE ACTIVITÉ
POLITIQUE AVEC
AMNESTY
INTERNATIONAL
Nòt reprezantan etidyan fakilte Syanzimèn yo nan konsèy inivèsite a, pou
pwoteste kont evènman lawont ki pase
nan fakilte dwa Gonayiv vandredi 16
desanm 2011 lan
Tankou yon pakèt lòt sitwayen ak lòt òganizasyon k ap defann dwa moun
fè l, mwen kwè li se yon devwa moral
ak jistis pou tout moun, òganizazyon,
enstitisyon ki moral anndan peyi a, pa
mete dlo nan bouch yo pou denonse gwo
evenman kè plen sila ki rive nan Gonayiv jou vandredi 16 desanm 2011 lan,
kote yon gwoup etidyan finisan mele ak
dwayen fakilte dwa vil sa a, mare nanm
yo ansanm pou yo antre nan listwa ak
yon manto lawont sou yo.
Fas ak sitiyasyon sa a, mwen
poko jwenn etikèt pou li a, mwen kwè
gen yon pakèt lòt moun ak enstisyon ki
gen responsablite nan konbit lawont sila
k ap dewoule nan peyi a depi kèk tan san
pa gen anpil vwa ki leve pou kwape l.
Nou ka pran kòm egzanp, depi
apre 1986 pa gen twòp gwo jefò ki fèt
pou jije krimièl divalyeris ak militè ki t
ap bwè san epi kraze zo pèp la. Si nou
pran moun ki t ap fè abi ak krim kont
pèp la apre 1986 lajistis rive jije yon bò,
yon lòt bò moun ki jwenn dedomajman
ak reparasyon sosyal epi ekonomik apre
1986 ; n ap wè militè yo, Divalyeris ak
tout kowòt tòsyonè ki t ap simen chagren
ak lanmò nan mitan pèp la, pa janm rive
jije epi yo reyabilite nan pale nan radyo
tankou demokrat, nan okipe gwo tonton
fonksyon nan Leta a, pandanstan viktim
yo menm oblije ap antre kò yo nan tou
krab pou kite tòsyonè yo layite kò yo,
frape lestomak yo.
Nan sans sa a, mwen lonje dwèt
mwen tout longè sou otorite lajistis yo,
Prezidan peyi a ak chèf gouvènman
paske yo nan konivans ak PAPA ansyen
rejim san manman an, nan kite sitwayen
danjere nan denyè bout sa a yo rele Jean
Claude Duvalier a ap sikile nan peyi a ap
fofile kò l nan mitan jenès la, malgre yo
di li sou kontwòl lajistis.
Mwen lonje dwèt mwen tou sou
dirijan UEH yo pou jis moman w ap li nòt
sa a, poko janm reyaji sou gwosè evenman repiyans sa a ki pase anndan youn
nan enstitisyon ki te plis viktim sou rejim
boutdi Duvalier yo. Atitid kitemele m, sa
pa gade m, sa montre nou ak ki vitès sosyete nou an ap anfonse nan yon gwo
twou fè nwa san limit. Se kòmsi Jean
Claude Duvalier ta yon pezib sitwayen
tankou moun li te kòmande touye yo.
Non ! Jean Claude Duvalier se yon
asasen/kriminèl ki gen plizyè dizèn plent
kont li nan lajistis nasyonal kou entènasyonal akoz li t ap dirije yon rejim ki kite
plis pase 30 000 kadav dèyèl, san konte
moun li egzile, maspinen (tòtire, kraze
zo yo), fanmi ki kraze, anviwònman li
degrade nan koupe pye bwa pou fè komès ak chase moun ki tap denonse pratik
kraze zo rejim li a, li te rele yo kamoken,
san konte yon jenerasyon moun( 19571986) li sakrifye pou anyen ; Jean Claude
Duvalier se yon vòlè/eskwo ki detounen
plizyè santèn milyon dola peyi a, ki lakoz
yon bann ti moun patka al lekò epi manje
; Jean Claude Duvalier se yon sinik san
moralite pou jouk jounen jodi a li pa janmen rekonèt li te fè pèp ayisyen an mal
epi li se sèl pitit diktatè/diktatè nan tout
mond lan ki pa renonse ak richès papa
l oubyen limenm te vòlè pou peyi li.
Se poutèt li pa akseptab ditou pou yon
nonm konsa jwenn pyès onè ak respè
nan sèl grenn inivèsite piblik peyi a.
Pou listwa, pou moralite ak pou
jistis
Pou Mackenson Michel, Jean Robert Cius ak Daniel Israël
James Beltis
Jean-Claude Duvalier
Chanm depite fenk mete sou pye yon komisyon 9 moun pou asire swivi
sou zafè Arnel Belizaire/Martelly a.
Nou sonje sa ki te pase jou 28 oktòb
la, lò yo te arete depite Belizaire malgre
iminite l epi flanke l lan prizon, sou lòd
prezidan Martelly.
Men non depite yo ki lan komisyon tou nèf sa a : Benoît Laguerre, Lubern Pierre, Jean Tolbert Alexis, Worins
Périlus, Poly Faustin, Gros-nègre Accilus, Jean Romelus Lisma, Jean Danton
Léger ak Guerda Benjamin.
Pou Arnel Belizaire menm, li
pa wè enpòtans yon komisyon paske
dosye a klè deja, tout moun konnen sa
ki te pase e ki moun ki te alatèt tout
deblozay ki te rive yo.
Men yon ti pati nan deklarasyon
depite Taba-Delma a, Arnel Belizaire :
Mwen pa wè nesesite pou Komisyon
sa a , yon Komisyon kreye lè pa gen
okenn prèv, ak pou yo chèche fè limyè.
[...] Nan dosye arestasyon m lan se pat
nesesè, paske te gen yon rezolisyon ki
te pran [...] epi dezyèm semèn mwa
janvye a, li fòk nou tounen nan Asanble pou nou debat sou rezolisyon an,
pou n konnen si l pral kontinye,si n ap
elaji li oubyen fèmen dosye a.
Arnel Belizaire
Minis Enteryè a Thierry Ma-yard Paul fè konnen mèkredi
pase, delege nan Klib Madrid yo
te rankontre ak kèk manm gouvènman an. Manm delegasyon
etranje yo te kontan paske yo
wè gouvènman Martelly / Conille
la deside travay pou amelyore
kondisyon lavi sitwayen yo, aprè
tranblemanntè 12 janvye 2010
la.
Minis la endike tou, delegasyon Klib Madrid, aprè yon
rankont ak prezidan Michel Martelly, te salye lidèchip otorite
yo ak volonte yo genyen pou
rekonstwi peyi a.
Pou koze eleksyon yo
menm ki pral vini pou renouvle
kèk manm nan Sena ak Konsèy
Minisipal yo, minis Mayard-Paul
fè konnen dat yo pral anonse
nan kòmansman ane 2012 la.
minis Enteryè a
Thierry mayard Paul
Vol. 5, No. 24 • Du 28 décembre 2011 au 3 janvier 2012 7Haiti Liberté/Haitian Times
Perspectives
Un compatriote haïtien
froidement abattu en
Rep. Dominicaine
Selon ce qu’a annoncé la police dominicaine, le mercredi 21
décembre dernier, à Guallarte, près
de San Cristobal, en République
Dominicaine, un citoyen haïtien,
Louiscène Jean Baptiste, 53 ans, a
été abattu de plusieurs balles par 6
dominicains travestis en militaires,
alors qu’il était accompagné de son
épouse, Samélisse Mandette et sa
fille, Jeannine Baptiste, 27 ans, à
bord d’une jeep Toyota Landcruser,
immatriculée AA65678. Il était en
route vers la capitale dominicaine
Santo Domingo.
Des suites de ses blessures profondes, Louiscène a succombé sur le
champ, tandis que les prétendus militaires qui ont préalablement fait feu sur
le véhicule de la famille Jean Baptiste,
circulaient à bord d’une voiture et
d’une motocyclette.
Les premières informations recueillies sur place ont fait savoir que Mr
Louiscène et sa famille étaient en route
vers Santo Domingo quand ils ont été
attaqués sur le tronçon de Sancristobal.
Arrivés à la hauteur de Guallarte, ils
ont été interceptés par 6 dominicains
en uniforme et forcés de descendre de
leur véhicule.
Selon les explications de l’épouse
du défunt, fournies aux enquêteurs, se
rendant compte qu’ils étaient pris dans
une embuscade, ils essayaient de fuir.
Les voleurs leur ont subtilisé 9 mille
dollars US, 7 Mille pessos dominicains
ainsi que d’autres objets de valeurs, at-elle précisé.
La police dominicaine a indiqué
avoir trouvé sur la scène du crime une
drouille de revolver de calibre 9 mm et
des documents appartenant à la victime.
Le cadavre de Louiscène a été
transporté à un des Hôpitaux militaires
dominicains pour les suites légales.
Bientôt, un triste premier janvier
Liberté ou la Mort !
Par Ghislaine Rey Charlier
Dès le jour où nos dirigeants ont abandonné la ligne de conduite
tracée par notre grand Dessalines,
l’indépendance d’Haiti s’est trouvée
compromise, car l’essentiel était et est
encore, la préservation du territoire
national conquis par nos aïeux, anciens esclaves et anciens affranchis,
au cours d’une lutte héroïque. On affirme actuellement que des gens, qui
ne sont pas du pays, achètent les
terres des paysans aux abois pour une
poignée de dollars.
Selon les mieux informés, le
danger se précise. Les patriotes ont le
coeur brisé et ils ont honte. Comment
la diaspora peut-elle accepter sans indignation, sans protester, qu’un proconsul fasse la pluie et le beau temps
en Haiti ? Celle-ci serait-elle déjà une
colonie ? En tout cas, il s’en faut de
peu si l’on n’y prend garde. Deviendra-t-on un nouveau Porto Rico, un
nième état de qui l’on sait ? Les Haïtiens de la diaspora sont-ils à vendre
ou déjà vendus ?
Les hommes qui ont fait 1804,
appuyés par leurs femmes et la majorité de la population, ont tout sacrifié
pour affronter les esclavagistes, malgré les fatigues et la faim. Nous savons de plus que, souvent, ils étaient
à peine vêtus, très peu et très mal armés. Que depuis l’indépendance, ce
pays ait été sans cesse menacé, calomnié, pillé, acculé à une misère effroyable avec, bien sûr, l’aide de gouvernements apatrides ou inconscients.
Est-ce une raison d’abandonner le
peuple haïtien en le rendant responsable de son malheur ?
Un peu d’histoire nous permet, certes, de mieux comprendre ce
qui se passe. La merveilleuse Grèce
en a vu de toutes sortes en matière
d’agressions, d’occupations, ce,
depuis des millénaires. Point n’est
besoin d’être noir pour être maltraité
par plus fort que soi. La courageuse
Irlande a résisté durant quelque huit
siècles aux menées d’un oppresseur
trop proche.
Que des collabos, des sousous
s’inclinent sans pudeur devant le
dieu dollar, les gens honnêtes n’ont
pas à les imiter. Quant aux patriotes,
même s’ils bénéficient d’un accueil
bienveillant en terre étrangère, qu’ils
y gagnent décemment leur vie et peuvent envoyer une aide indispensable
à leurs familles, ils devraient se dire
qu’il existe un peuple qui a faim et qui,
à Port-au-Prince, vit encore sous des
tentes sommaires.
Les Irlandais, Italiens, Français,
Sud-Américains et beaucoup d’autres
n’oubliant pas leurs pays d’origine,
protestent lorsque leur liberté est en
péril ou que des dictateurs protégés
par les grandes puissances leur rendent la vie misérable.
Le devoir de tout être humain
est, dès l’adolescence, de défendre la
liberté et la justice. Faut-il laisser aux
seuls démocrates étrangers le courage
de défendre Haiti ?
En Haiti, le peuple est dépourvu de tout moyen de défense. Nous
autres, Haïtiens d’origine, nous ne
sommes pas astreints aux dures luttes armées de jadis, mais chacun sait
qu’une lutte pacifique, persévérante
peut aboutir à la victoire, pourvu
qu’elle soit l’oeuvre d’un nombre important d’amis de la démocratie.
Que se passe-t-il ? Comment at-on éduqué la nouvelle génération ?
Ne lui a-t-on pas appris que nos ancêtres esclaves ont non seulement
lutté sans cesse, mais que, devenus
libres grâce à leur courage extraordinaire, ils ont, dès l’indépendance,
soutenu la lutte des opprimés contre
leurs oppresseurs ? Dessalines, Pétion,
et d’autres l’ont fait.
Nous en appelons à tous, ceux
qui croient encore à la liberté, à la justice, comme y ont cru ceux auxquels
nous devons notre existence.
Ghislaine Rey Charlier
montréal, décembre 2011-12-27
N.B : L’auteur de cet article
avait publié en 2004, une brochure «
Contre l’Occupation d’Haiti » aux éditions de la Sorhica
La ferveur patriotique, la grandeur
d’âme, la vision de liberté qui irriguaient
l’adresse de Dessalines à son peuple, le
1er janvier 1804, devraient nous revenir à la mémoire et nous ragaillardir
la conscience nationale ce 1er janvier
2012, un peu plus de deux siècles après
notre accession à l’Indépendance et
à la Liberté. Dans cette adresse, Dessalines mettait ses compatriotes en
garde contre le retour potentiel de ces
«vautours… ces tigres encore recouverts du sang des victimes». Il avait le
sentiment et la conviction que à tout
moment les Français pouvaient revenir.
Aussi demanda-t-il au pays :« Jurons
à l’univers tout entier, à la postérité, à
nous-mêmes, de renoncer à jamais à la
France, et de mourir plutôt que de vivre
sous sa domination». Onze décades
et une année plus tard, l’impérialisme
yankee prenait la relève des Français et
depuis l’aigle impérial nous tient dans
ses serres. Revivons aujourd’hui le serment dessalinien, jurons de «poursuive
à jamais les traîtres et les ennemis de
[notre] indépendance» jusqu’à retrouver notre souveraineté. [La Rédaction]
Du Général en chef
du Peuple d’Haïti
Jean Jacques Dessalines
Citoyens,
Ce n’est pas assez d’avoir expulsé de
votre pays les barbares qui l’ont ensanglanté depuis trop longtemps ; ce
n’est pas assez d’avoir mis un frein
aux factions lesquelles se succédaient à
tour de rôle en jouant avec le fantôme
de la liberté que la France exposait à
leurs yeux ; il faut, par un dernier acte
d’autorité nationale, assurer à jamais
l’empire de la liberté dans le pays qui
nous a vu naître ; il faut ravir au gouvernement inhumain, qui tient depuis
longtemps nos esprits dans la torpeur
la plus humiliante, tout nouvel espoir
d’asservissement ; il faut enfin vivre indépendant ou mourir.
Indépendance ou la mort… Que
ces mots sacrés nous rallient, et qu’ils
soient le signal des combats et de notre
réunion.
Citoyens, mes compatriotes, j’ai
rassemblé dans ce jour solennel ces
militaires courageux, qui, à la veille
de recueillir les derniers soupirs de la
liberté, ont prodigué leur sang pour la
sauver ; ces généraux qui ont guidé
vos efforts contre la tyrannie, n‘ont
point encore assez fait pour votre bonheur… Le nom français lugubre encore
nos contrées ; tout y retrace le souvenir
des cruautés de ce peuple barbare. Nos
lois, nos mœurs, nos villes, tout porte
encore l’empreinte française ; que dis-je
? Il existe des Français dans notre île,
et vous vous croyez libres et indépendants de cette république qui a combattu
toutes les nations, il est vrai, mais qui
n’a jamais vaincu celles qui ont voulu
être libres.
Eh quoi ! Victimes pendant quatorze ans de notre crédulité et de notre
indulgence ; vaincus, non par des armées françaises, mais par la piteuse
éloquence des proclamations de leurs
agents ; quand nous lasserons-nous de
respirer le même air qu’eux ? Sa cruauté
comparée à notre patiente modération ;
sa couleur à la nôtre ; l’étendue des mers
qui nous séparent, notre climat vengeur,
nous disent assez qu’ils ne sont pas nos
frères, qu’ils ne le deviendront jamais et
que, s’ils trouvent un asile parmi nous
ils seront encore les machinateurs de
nos troubles et de nos divisions
Citoyens indigènes, hommes,
femmes, filles et enfants, portez les regards sur toutes les parties de cette île
; cherchez-y, vous, vos épouses, vous,
vos maris, vous, vos frères, vous vos
sœurs ; que dis-je ? Cherchez-y vos enfants, vos enfants à la mamelle ! Que
sont-ils devenus ? Je frémis de le dire…
la proie de ces vautours. Au lieu de ces
victimes intéressantes, les yeux consternés ne voient que leurs assassins—
ces tigres encore recouverts du sang des
victimes, et dont la terrifiante présence
vous reproche votre insensibilité et
votre lenteur à les venger. Qu’attendezvous pour apaiser leurs mânes ? Songez
que vous avez voulu que vos restes
reposent auprès de ceux de vos pères,
quand vous avez chassé la tyrannie ;
descendrez-vous dans la tombe sans les
avoir vengés ? Non, leurs ossements repousseraient les vôtres.
Et vous, hommes précieux, généraux intrépides, qui insensibles à vos
propres malheurs, avez ressuscité la
liberté en lui prodiguant généreusement
votre sang ; vous n’avez rien fait si vous
ne donnez aux nations qui tenteraient
de nous la ravir à nouveau un terrible
mais juste exemple, de la vengeance
que doit exercer un peuple fier d’avoir
récupéré sa liberté et déterminé à le
maintenir. Intimidons ceux qui oseraient
tenter de nous la ravir une nouvelle fois.
Commençons par les Français… Qu’ils
frémissent en abordant nos côtes, sinon
par le souvenir des cruautés qu’ils y ont
exercées, au moins en s’apercevant de
la résolution absolue que nous allons
prendre de vouer à la mort tout natif
français qui souillera de son pied sacrilège le territoire de la

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